La plus grande compétition du basket féminin africain est de retour et douze pays seront à la lutte pour décrocher le tant convoité titre de champion continental, à Dakar (Sénégal). Le tournoi biennal, qui durera neuf jours, débutera le samedi 10 août. Les équipes sont divisées en quatre groupes de trois.

Le Groupe A mettra aux prises le Sénégal, l’Égypte et la Côte d’Ivoire. Le Groupe B opposera le Nigeria, la Tunisie et le Cameroun. Le Mali, l’Angola et la République se retrouveront dans le Groupe C et enfin le Groupe D sera partagé par le Mozambique, le Cap-Vert et le Kenya.

Grâce à la fulgurante ascension du basket féminin africain au cours de ces dernières années, le monde entier aura les yeux rivés sur ce qui se passera à Dakar. Voici les dix meilleures raisons de suivre le tournoi.

UN SECOND TITRE CONSÉCUTIF POUR LE NIGERIA ?

Le Nigeria a surpris l’an passé la planète basket en devenant la première nation africaine à se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du Monde Féminine FIBA.

Il débarque à Dakar avec l’effectif le plus talentueux du tournoi.

Mais une question subsiste : le Nigeria arrivera-t-il à remporter un second titre consécutif, comme l’avait réussi l’Angola en 2013 ?

Le talent est une chose, mais il ne suffit pas à lui tout seul. Les Nigérianes devront évoluer à leur meilleur niveau pour barrer la route aux prétendants au titre tels que le Sénégal, le Mali, le Mozambique et peut-être l’Angola.

PREMIER SACRE D’UN HÔTE DEPUIS PLUS DE DIX ANS ?

À première vue, le Sénégal semble idéalement placé pour atteindre la finale. Il peut compter sur l’un des publics les plus fervents et divertissants du continent, la sélection a réussi sa transition générationnelle et toutes les parties prenantes locales se sont investies pour faire de cet événement une belle fête. Des transports publics ont par exemple été organisés aux quatre coins de la capitale pour amener les gens à la nouvelle Dakar Arena, située dans les environs de Dakar.

L’équipe est celle qui s’entraîne depuis le plus longtemps – deux mois, avec notamment dix jours en Chine – mais l’histoire ne parle pas en sa faveur.

En effet, aucune nation hôte n’a gagné la compétition depuis le Nigeria en 2005.

Hôte en 2007, le Sénégal avait été surpris par le Mali. Deux ans plus tard, le Sénégal avait reconquis le titre à Madagascar. L’Angola avait remporté son premier titre au Mali en 2011, puis il avait créé la sensation en battant le Mozambique chez lui en 2013. Le Cameroun avait tout fait juste jusqu’en finale de l’édition 2015, mais il s’était effondré contre le Sénégal.

LES JOUEUSES À SUIVRE DE PRÈS

La liste des joueuses talentueuses présentes à Dakar est extrêmement longue. Dans la plupart des cas, elles sont considérées comme l’âme de leur équipe. Nous en avons choisies quelques-unes, selon nous les plus capables de faire grand bruit à Dakar.

 Evelyn Akhator, Ifunanya Ibekwe et Adaora Elonu (Nigeria), Astou Traore et Yacine Diop, (Sénégal), Italee Lucas et Nadir Manuel(Angola), Leia Dongue et Shanaya Pinto (Mozambique), Touty Gandega et Djeneba N’diaye (Mali) et le duo égyptien composé deSoraya Deghady et de Menatalla Awad.

LES FANS

Préparez-vous à vivre une formidable ambiance. Les fans sénégalais et maliens sont devenus les plus enthousiastes et exubérants du basket africain. Ils chantent, ils dansent, et plus important encore, ils font preuve d’un remarquable fair-play.

VAINQUEUR SURPRISE ?

Angola, Nigeria, Mali, Sénégal et République démocratique du Congo (sous l’appellation de Zaïre) ont tous remporté au moins une fois le titre continental. L’année 2019 couronnera-t-elle un nouveau champion ? Mis à part ces cinq pays, qui peut se mêler à la lutte et prétendre au titre ?

L’Égypte et le Cameroun ont énormément progressé ces dernières années et l’édition de cette année à Dakar pourrait très bien leur sourire. Ou peut-être au Congo ?

L’ENJEU

Contrairement aux éditions précédentes de la compétition, où les finalistes se qualifiaient automatiquement pour la Coupe du Monde Féminine ou les JO de l’année suivante, les équipes qui prendront les six premières places à Dakar obtiendront le droit de participer au Tournoi de pré-Qualification Olympique Féminin FIBA 2020.

LA BATAILLE DES COACHS

Le Sénégalais Cheikh Sarr (Sénégal), l’Américain Otis Hughley Jr. (Nigeria), l’Angolais Apolinario Paquete (Angola), le FrançaisSylvain Lautié (Mali) et l’Espagnol Julian Martinez Alman (Mozambique) présentent tous un beau CV, mais aucun des coachs présents n’a encore gagné le FIBA Women’s AfroBasket.

LA COURSE AU TITRE DE MVP

De nombreuses joueuses engagées à Dakar cette année ont les qualités pour décrocher le titre de MVP. Il y a deux ans, Astou Traore avait hérité de cette récompense, tandis qu’Evelyn Akhator, déterminante dans l’obtention du titre par le Nigeria, avait été l’une des meilleures joueuses du tournoi.

Elles sont toutes deux présentes à Dakar, tout comme Lucas et Dongue – qui ont déjà soulevé le trophée de la FIBA Women’s Africa Champions Cup.

LES NÉOPHYTES

Au cours des ans, plusieurs joueuses sont arrivées à la compétition dans l’anonymat, pour ensuite en repartir avec un statut de stars. Cette année pourrait bien ne pas être différente des autres.

Prenez par exemple l’Égyptienne Soraya Deghady : même si elle avait trouvé une place dans le “5 majeur” du Championnat d’Afrique Féminin U18 FIBA 2012, aux côtés de la Tunisienne Houda Hamrouni et de la Sénégalaise Yacine Diop, ce n’est que lors de l’édition 2015 du tournoi continental senior qu’elle s’est vraiment fait connaître.

FIBA

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