Le président de la Fédération algérienne d’escrime (FAE) fait partie des responsables sportifs africains que l’on peut considérer comme des amis du Mali.

Pas seulement parce que nos deux fédérations (la Fédération malienne d’escrime et la Fédération algérienne d’escrime) travaillent main dans la main depuis plusieurs années, mais aussi et surtout parce que l’homme n’a jamais caché son amour pour le Mali.

Il y a quelques jours seulement, Bernaoui Raouf Salim avait déclaré à propos de notre pays : «en tant qu’Algérien, je me réjouis de venir au Mali, un pays qui m’est très cher. Je me sens plus Malien qu’Algérien. Inutile donc de dire que je suis content de la décision de la Confédération africaine d’escrime de confier l’organisation des prochains championnats d’Afrique sénior d’escrime au Mali. La fête sera très belle, parce que le Mali a une hospitalité légendaire et le pays a l’habitude d’organiser des compétitions de haut niveau ».

Le président de la Fédération algérienne d’escrime a fait cette déclaration à l’issue de la visite d’inspection effectuée dans notre pays par les experts de la FIE (Fédération internationale d’escrime), dans la perspective des championnats d’Afrique sénior d’escrime que le Mali abritera cette année.

Bernaoui Raouf Salim ne savait sans doute pas qu’une bonne nouvelle l’attendait en Algérie après son séjour au Mali.

En effet, 24h seulement après son retour au bercail, l’ancien escrimeur, sacré plusieurs fois champion d’Afrique au sabre, a été nommé ministre des Sports de son pays. Evidemment, cette promotion a été saluée par le monde de l’escrime nationale, à l’image de Wahabou Zoromé qui préside aux destinés de l’escrime malienne et qui connaît bien Bernaoui Raouf Salim.

«Salim est un ami du Mali, je suis très content de sa nomination au poste de ministre des sports de l’Algérie. C’est une bonne nouvelle pour le sport de nos deux pays, parce que je connais les qualités de l’homme et son amour pour le Mali», a déclaré Wahabou Zoromé.

Depuis dimanche donc, Bernaoui Raouf Salim a troqué son habit de premier responsable de l’escrime algérienne et de membre de la Confédération africaine d’escrime (CAE) à celui de ministre des Sports de son pays. Qui mieux qu’un ancien sportif est bien placé pour diriger le sport de son pays ?

Bon vent Monsieur le ministre !

Souleymane Bobo TOUNKARA

Source : L’Essor

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