«Ces mômes constituent l’avenir de la boxe malienne». Ces propos d’un ancien boxeur, aujourd’hui membre de la Fédération malienne de boxe (FEMABOXE) traduisent parfaitement le sentiment général des spectateurs après le «Gala de la paix» qui s’est déroulé, le samedi 6 avril à la Maison des jeunes.

En effet, les tout petits, c’est-à-dire les minimes, ont été la grande attraction de ce gala organisé par la FEMABOXE et la ligue de boxe du District dans le cadre de la Journée internationale du sport au service de la paix et du développement.

Qu’il s’agisse de Bourama Siré Simpara dit Petit Tyson, Yacouba Traoré, Moussa Diawara, Fousseïny Diarra, Oumar Sidibé, pour ne citer que ces quelques noms, les mômes se sont régalés et ont régalé le public par leur prestation.

L’un des combats les plus attendus était le choc entre Bourama Siré Simpara du centre de boxe Cisséla (CBC) et Yacouba Traoré, pensionnaire du Ring Belkir Keïta (RBK). La confrontation entre les deux jeunes pugilistes tiendra toutes ses promesses, tant sur le plan tactique que technique.

D’un côté, «Petit Tyson» (Bourama Siré Simpara) utilisait le jab (coup de poing direct du bras avant), alors que de l’autre, la stratégie de Yacouba Traoré consistait à tenir son adversaire à distance.  Au terme des débats (trois rounds de deux minutes), c’est le challenger, Yacouba Traoré qui sera déclaré vainqueur aux points par les trois juges.

Auparavant, ces mêmes juges avaient provoqué l’ire d’une bonne partie des spectateurs, en proclamant Moussa Diawara vainqueur du troisième combat, alors que la partie a été outrageusement dominée par son adversaire, Fousseïny Diarra du RBK.

Ce dernier a même envoyé son adversaire au tapis au deuxième round, mais à la surprise générale, les juges ont donné la victoire au pensionnaire du CBC.

Après l’annonce du verdict, Fousseïny Diarra va pleurer à chaudes larmes et il faudra l’intervention des responsables de son camp et de certains officiels pour faire revenir le jeune pugiliste sur le ring.

Pour les autres combats de la catégorie des minimes, Kadidia Sogodogo de Star boxing club (SBC) a dominé Oumou Traoré du RBK par arrêt de l’arbitre dès la première reprise, alors que Oumar Sidibé (SBC) et Modibo Coulibaly (CBC) ont battu, respectivement Dotina Koné (CBC) et Moussa Ben Traoré (RBK).

Quant à Alassane Coulibaly (SBC), il a été sacré sans combattre, son adversaire Zoumana Simpara (CBC) ayant déclaré forfait.

Après les minimes, place a été faite aux séniors, cette fois pour des combats de neuf minutes, soit trois rounds de trois minutes. L’honneur reviendra à Mohamed Adjawiyakoye de l’USFAS et Amara Kané de la Commune I d’ouvrir le bal dans la catégorie des 56kg.

Le premier qui effectuait son retour sur le ring après plusieurs mois d’absence, a logiquement manqué de fraîcheur physique et s’est incliné aux points devant son adversaire, Amara Kané.

Le deuxième combat des seniors entre Mamadou Diarra de la Commune I et Moussa Diarra de l’USFAS  (64kg) n’a duré que deux petites minutes, à cause de la blessure au nez du deuxième qui l’a contraint à l’abandon. En revanche, l’opposition entre Mamadou Samaké de la Commune I et Adama Traoré de l’USFAS (75kg) est allée jusqu’à son terme et a tenu en haleine les spectateurs.

Les deux pugilistes effectuaient, chacun, leur baptême du feu à ce niveau et s’il est vrai qu’ils ont étalé des lacunes de part et d’autre, force est d’admettre, que leur confrontation a été la plus disputée de cette première édition du gala du président du CNOS.

En tout cas, personne n’a eu à redire sur l’engagement de Mamadou Samaké et d’Adama Traoré, encore moins sur leur envie de gagner. Le combat a été rude, les deux boxeurs ont donné tout ce qu’ils avaient dans les tripes et le suspense a régné jusqu’au bout.

A l’issue des trois rounds, Mamadou Samaké a été proclamé vainqueur aux points, mais pour les spectateurs, les deux hommes méritaient des applaudissements et c’est ce qu’ils ont fait, en entonnant leur nom.

Les combats ont été arbitrés par deux arbitres internationaux, Adama Traoré et Mme Tiouta Traoré et à la fin du gala, Wahabou Zoromé, le représentant du président du CNOS, a remis un lot d’équipements à la Fédération malienne de boxe.

D’une valeur d’un million de F cfa, le lot est composé de gants, coquilles, protège-dents et bascules. Le geste a été salué par le vice président de la FEMABOXE, Raoul Diakité qui a rendu hommage à Habib Sissoko «pour tout ce qu’il fait pour le sport malien, toutes disciplines confondues».

Souleymane B. TOUNKARA

Source : L’Essor

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