Le football malien poursuit sa renaissance basée sur la formation et la promotion de jeunes talents qui ont réussi à hisser les Aigles au rang d’une des plus prometteuses équipes du contient. Présentation. 

Désormais, tout un pays se tourne pleinement vers l’échéance égyptienne, où les Aigles seront opposés à la Tunisie, l’Angola et la Mauritanie. Le sélectionneur Mohamed Magassouba a annoncé sa liste de 23 emmené son leader d’attaque Moussa Maréga (FC Porto).

Éliminés sur ces deux dernières éditions de CAN au 1er tour, le Mali arrive en Egypte avec la ferme intention de marcher sur les traces de la génération Seydou Keïta, Frédéric Kanouté, Ibrahim Thiam et Mamadou Diarra. Marcher sur les traces de cette génération est un objectif clair en se qualifiant de nouveau pour les demi-finales, atteintes consécutivement en 2002 et 2004. Sans omettre celles atteintes en 2012 et 2013, avec une équipe emmenée par les Cheick Diabaté, Modibo Maiga, Soumaïla Diakité et un Seydou Keïta en leader expérimenté.

Le sélectionneur Mohamed Magassouba et ses joueurs ambitionnent en effet de marcher sur les traces de la génération qui a disputé la finale à Yaoudé en 1972. Le capitaine Abdoulaye Diaby et ses partenaires aspirent à faire mieux que les Salif Keïta, Bakoroba Touré, feu Mamadou Keïta “capi”, c’est-à-dire, remporter cette 32è édition en Egypte.

Pour atteindre cet objectif, le Mali compte retrouver sa place sur le contient en misant sur une politique de formation abordée au milieu des années 2000. Illustration de cette politique, la naissance de l’Académie JMG à Bamako en 2006 ouverte en parallèle du projet Paradou.

Plus de dix ans plus tard, l’équipe nationale malienne se présente avec une ossature renouvelée composée de 7 académiciens formés par Guillou sur les 23 joueurs convoqués : Hamari Traoré (Stade Rennais), Diadié Samassékou (RB Salzburg), Youssouf Koné (Lille), Amadou Haïdara (RB Leipzig), Cheick Doucouré (RC Lens), Adama Traoré (Cercle de Bruges) et Moussa Doumbia (Stade de Reims).

Au total, ce sont 17 joueurs sur 23 formés au Mali qui feront partie du voyage en Égypte. Un effectif rajeuni avec une moyenne d’âge de 24,3 ans, une des plus faibles moyennes du tournoi. Un modèle priorisant la formation avec une vente jeune des talents aux clubs européens afin de parfaire leur apprentissage du football de haut niveau. 

Résultat, le Mali se retrouve en tête de son groupe de qualification en CAN avec 14 points pris sur 16, zéro défaite, 10 buts marqués et 2 encaissés dans une poule composée du Gabon, Burundi et Soudan du Sud. Une équipe qui a récemment fait match nul face au Cameroun faisant étalage de ses qualités techniques dans la maîtrise du jeu au pied et la complicité naturelle entre joueurs qui se connaissent depuis le plus jeune âge.

Interviewé par nos confrères d’Ultimo Diez, Diadié Samassékou affiche une certaine modestie pour l’objectif fixé en CAN : « Nous on y va pour prendre du plaisir et redorer le blason parce qu’à la dernière CAN, le Mali n’a pas été à la hauteur. Cette fois-ci le plus important c’est de donner un nouveau souffle au football malien et montrer qu’on est un pays de football »

Monter que le Mali compte dans le football demeure depuis ces quatre dernière années une évidence au vu de la régularité des Aigles en catégories jeunes, et qui pourrait enfin devenir de nouveau une nation majeure du football africain. 

Nation majeure chez les petits, le Mali aspire à sa première Coupe du monde en 2022 pour redevenir grand ! 

L’objectif pour le Mali est de glaner avec cette génération dorée une première qualification historique au Mondial, lui qui n’en a connue aucune depuis la création de l’équipe en 1960. Graal d’un processus de formation pensé pour décrocher un billet pour Doha.

Le Mali est désormais une équipe de référence sur le contient en jeunes catégories, en atteignant une demi-finale de Coupe du monde U20 en 2015 et un quart en 2019. Le Mali a aussi remporté en 2015 et 2017, la CAN U17 a disputé la finale du Mondial U17 en 2015 et chuté en demi-finale en 2017.  

Titrés champions d’Afrique U20 au début de cette année, le Mali renforce la génération Samassékou-Haïdara par l’arrivée de jeunes talents à l’image de Sékou Koïta, (3 buts, 3 passes en 4 matchs de Mondial U20), qui enchaînera la CAN après son tournoi en Pologne,

Fort de ce nouveau modèle pérenne, le Mali espère renouer avec la régularité en Coupe d’Afrique en espérant atteindre de nouveau les demies depuis 2013. Au delà, porté par une jeune garde talentueuse et reconnue en dehors de ses frontières, le Mali espère avec cette génération, écrire une belle page de histoire du football malien dans la lignée de ses légendes Salif KeÏta, Mahamadou Diarra ou encore Seydou Keïta.

Un modèle de travail et de mise en oeuvre de compétences pour permettre aux jeunes maliens d’exprimer leur talents en dehors de leur pays tout en honorant son football.

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