Une quarantaine de combattants et combattantes (36 pour être précis) Issus de cinq dojos du District de Bamako (Mifa, Usfas, Titans, Centre Olympafrica, Palais des sports) étaient en lice, samedi au centre Olympafrica de Banankabougou pour la conquête des deux trophées de la 1ère édition de la coupe Sotelma-Malitel.

Excepté Mariam Théra qui n’a pu faire le déplacement, tous les grands de l’escrime de la ligue du District de Bamako ont participé au tournoi qui a été initié par la Fédération malienne d’escrime (FME), en partenariat avec Sotelma-Malitel. La finale féminine qui a mis aux prises la multiple championne du Mali de sabre, Alima Dembélé et Diakassou Coulibaly, a tourné à la démonstration pour la première qui n’a fait qu’une bouchée de son adversaire, sèchement battue 15-7.

La victoire de la sociétaire du dojo du Palais des sports a d’autant surpris les spectateurs du centre Olympafrica que Diakassa Coulibaly détient le titre de championne du Mali d’épée.

Autrement dit, la pensionnaire de Mifa est spécialiste de l’épée et faisait figure de favorite face à Alima Dembélé, dont l’arme principale est le sabre. On attendait donc une belle confrontation entre les deux athlètes qui sont considérées, avec Mariam Théra, comme les trois meilleures escrimeuses maliennes du moment, mais samedi, Alima Dembélé est apparue trop forte et Diakassa Coulibaly n’a pu rien faire.

Etait-elle dans un jour sans et a-t-elle manqué de concentration ? Pour Moussa Samaké, ancien escrimeur, aujourd’hui vice président de la Fédération malienne d’escrime, Diakassa Coulibaly «est simplement passée à côté de sa finale.» «Certes, a-t-il admis, Alima Dembélé a tactiquement bien joué, mais pour moi, ce sont surtout les multiples erreurs commises par Diakassa Coulibaly qui lui ont coûté la défaite.» La troisième place du tournoi est revenue à Aïchata Dembélé, coéquipière de Alima Dembélé au dojo du Palais des sports, Salamatou Maïga.

Après les filles, place a été faite aux garçons pour la finale masculine entre Gaoussou Coulibaly du centre Olympafrica et Idrissa Ouaro du dojo du Palais des sports. Comme la 1ère finale, cette confrontation a également mis aux prises un spécialiste du sabre, Idrissa Ouaro et un épéiste, Gaoussou Coulibaly.

Là il n y a pas eu de surprise, le favori, à savoir Gaoussou Coulibaly a fait honneur à son rang, en s’imposant sur le score sans appel de 15-6. Le local a dominé la finale de bout en bout, face à Idrissa Ouaro combattif, mais impuissant. Fair-play, le sociétaire du dojo du Palais des sports a reconnu la supériorité de son adversaire, en déclarant qu’il lui donne rendez-vous pour la prochaine compétition.

«La prochaine fois, je prendrai ma revanche au sabre, prépares-toi», a-t-il lancé à Gaoussou Coulibaly, après avoir félicité son adversaire. La troisième marche du podium est revenue à un autre escrimeur du centre Olympafrica, Mahamadou Samaké qui, comme Gaoussou Coulibaly, faisait partie de sélection nationale qui a remporté la médaille de bronze aux Jeux africains de Rabat 2019.

L’histoire retiendra donc que Alima Dembélé et Gaoussou Coulibaly ont les premiers athlètes à inscrire leur nom au palmarès de la compétition, dont l’organisation vise à promouvoir l’escrime nationale, en général et celle de la ligue du District de Bamako, en particulier.

Les deux finales de cette 1ère édition de la coupe Sotelma-Malitel étaient présidées par le représentant de la direction nationale des sports et de l’éducation physique, Oumar Diarisso, en présence des vice-présidents de la Fédération malienne d’escrime, commandant Garibou Sagara et Moussa Samaké dit Balla.

Souleymane B. TOUNKARA

Source : L’Essor

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