Wednesday 12 December 2018

« Laissons le CONOR travailler en toute l’égalité ». Voilà ce que Yéli Sissoko propose pour une sortie de crise du football malien. Le trésorier général du Djoliba estime que la FIFA a mis en place le Comité de normalisation à la Fédération malienne de football parce que le Collectif des ligues et clubs majoritaires s’est battu pendant quatre ans contre les violations des textes. « Si nous laissons le CONOR violer les textes et faire des arrangements entre amis, nous ne sortirons pas de la situation », martèle-t-il. Et d’ajouter : « Cette crise a duré quatre ans et laissons le CONOR faire son travail en toute l’égalité. C’est la seule manière de sortir par le haut. La loi est dure mais il faut l’appliquer ».

Yéli Sissoko explique également les raisons qui ont fait que le Djoliba, le COB, l’ASB et le CSK n’ont pas pris part à la coupe BDM-SA organisée par la ligue de Bamako, dirigée par Kassoum Coulibaly « Yambox ». «Pour nous, Yambox n’est pas légitime. Depuis le début de la crise, nous avons toujours suivi à la lettre les textes de la Fédération malienne de football, que ça nous sert ou que ça nous dessert», explique-t-il.

Pour notre interlocuteur, l’annulation du championnat entraînait de facto d’autres choses, notamment l’annulation du tournoi de montée, alors qu’un des clubs promus (Yeelen olympique, ndlr) a voté lors de l’élection de Yambox. « On ne peut pas augmenter le nombre de clubs en première division sans tenir une Assemblée générale ou faire un préavis d’un an », argumente Yéli Sissoko qui a discuté de vive voix avec Kassoum Coulibaly « Yambox ».

« Un chemin à suivre»

« Je lui ai sans hésiter dit qu’il n’est pas le président de la ligue de football de Bamako », narre-t-il. « Nous avons introduit un recours avant et après l’élection, poursuit-il. Je suis content que vous ayez pris l’initiative de démarcher les dirigeants des clubs. Je suis pour le dialogue. Si on ne se parle pas, on ne s’en sortira pas de cette crise. Mais, je crois qu’il était très tôt de jouer la Coupe BDM-SA. Pour moi, il y a un chemin à suivre. Nous avons fait deux recours. Il fallait attendre que ces recours soient tranchés. Les recours ne peuvent être tranché que dans deux sens. Le premier, c’est de confirmer que vous êtes le président de la ligue de Bamako. Nous pouvons aller au TAS comme nous pouvons aussi traiter ici entre nous en menant des discussions franches », raconte Yéli Sissoko.
« Mais, je sais que la Commission de recours va invalider votre élection sur la base de nos arguments. En ce moment, vous viendrez voir votre aîné Boubcar Monzon Traoré et les autres dirigeants. Les discussions vont être menées de manière claire et nette. La solution que nous trouverons ensemble, nous la proposerons au CONOR. Nous sortirons comme ça de la crise », propose-t-il à Yambox.

 « Quand on tranche sur la base du droit, tout le monde se tait »

Le trésorier du Djoliba évoque en exemple le cas de la ligue de Kayes dont le dénouement n’a connu aucune contestation. « À Kayes, le CONOR a réuni les acteurs et rendu sa décision. L’autre camp a posé des questions techniques et le CONOR a répondu sur la base des statuts de la ligue de Kayes. Il n’y a pas eu de recours ni contestation », commente-t-il. Et d’ajouter : « Quand on tranche sur la base du droit, tout le monde se tait. Mais quand on veut faire l’injustice, les gens vont se lever. Si on veut sortir des arguments juridiques pour faire plaisir à certains et que les gens acceptent en disant que nous sommes fatigués de cette crise, ça ne marchera pas comme ça ».
Yéli Sissoko estime que le CONOR doit travailler en toute l’égalité. « Quand ce travail sera fait, il y aura forcement des difficultés qui seront réglées par les dialogues. On va se parler pour surmonter ces difficultés. Et on le fera. Moi qui ai raison, si on me donne ma raison, je peux la mettre de côté pour faire avancer les choses au nom de l’intérêt supérieur de la nation, je le faire parce que je suis content qu’on m’a donné ma raison. Mais quand on me dit va te voir et on avance quand même, mais je vais me battre », indique-t-il avant d’appeler les acteurs à prendre de la hauteur et à la retenue.
 

One Comment

  • Répondre
    Oumar Koné
    lundi 21 mai 2018

    S’il ignore que l’exception fait la règle en droit,il fera mieux revoir ses cours magistraux…Moi à la place de conor je ferai tout de mon possible pour écarter tous ses dirigeants nuls et sans soucis de football Malien.