La triste nouvelle est tombée samedi dans l’après-midi. Après plusieurs mois de lutte contre la maladie, Fatoumata Sanogo «Faty» a rendu l’âme à l’âge de 52 ans. 24h plus tard, l’ancienne internationale de basket des années 1990 du Djoliba et du Tata de Sikasso a été conduite à sa dernière demeure au cimetière de Daoudabougou par une foule composée de parents, d’amis, de responsables sportifs et d’anciennes coéquipières. Sœur cadette de l’ancienne internationale, Djénébou Sanogo qui a également fait les beaux jours du Djoliba et de la sélection nationale, «Faty», comme l’appelaient familièrement les supporters, a commencé sa carrière au Tata de Sikasso avant de rejoindre le Djoliba en 1986.

Elle portera les couleurs des Rouges pendant tout le reste sa carrière, devenant vice-championne d’Afrique des clubs en 1990, au Sénégal. Au Djoliba, elle a évolué aux côtés des joueuses comme Astou N’Diaye, Hamchétou Maïga, Koura Traoré, Aminata Cissé, Fanta Diallo.

Fatoumata Sanogo a participé à plusieurs phases finales de Championnat d’Afrique et compte plus de 50 sélections en équipe nationale. Sa dernière apparition avec les Aigles Dames remonte à 1997, lors du Championnat d’Afrique au Kenya où le Mali a terminé à la 6è place du classement. «La mort de Fatoumata Sanogo me touche particulièrement. Je me souviens d’une partenaire formidable qui se donnait corps et âme sur le terrain, d’une coéquipière qui ne jouait que pour gagner. C’était le genre de joueuse que tous les entraîneurs aimeraient avoir dans leur effectif. Elle était respectée et tout le monde l’aimait. Je suis très triste», a réagi son ancienne coéquipière Astou N’Diaye. «Nous avons été vice-championne d’Afrique avec le Djoliba en 1990.

à l’époque, elle était l’animatrice principale de l’équipe et de la sélection nationale. Elle n’avait pas de problème. Sur le plan technique, en plus de sa rapidité, elle était une très bonne tri-pointeuse. Faty était une référence au sein des différentes sélections», a ajouté l’ancienne internationale la gorge nouée.
Fatoumata Sanogo laisse derrière elle un veuf et une fille inconsolables.
Dors en paix «Faty» ! Amine.

Seïbou S. KAMISSOKO

Source : L’Essor

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