Le 8 mars consacre la Journée internationale des femmes. L’événement offre une opportunité de reconnaître les immenses sacrifices accomplis par les femmes pour le progrès de l’humanité et de magnifier leurs qualités d’épouse, mère et de responsable simplement.

La présidente de la FMA, Mme Sangaré Ami Keïta

Dans la mouvance de la célébration de cette Journée, notre équipe de reportage est allée à la rencontre de deux femmes dirigeantes sportives dans notre pays qui sont revenues sur leur carrière en tant qu’athlètes et dirigeantes sportives.

Il s’agit de Sangaré Aminata Keïta et Fatoumata Diallo «Fatim», respectivement présidente de la Fédération malienne d’athlétisme (FMA) et présidente de l’Association Femme et Sport.

« Je suis professeur d’éducation physique sportive. Et  c’est en 1972 que j’ai commencé l’athlétisme et, très rapidement, je me suis améliorée et j’ai été successivement championne et recordman des 100 et 200 m, du saut en longueur et du javelot », a rappelé la première responsable de la FMA.

Et notre interlocutrice de poursuivre : « Je suis ensuite entrée à l’Institut national des sports (INS) qui avait une section d’éducation physique et sportive. A l’époque, on n’admettait pas la présence des femmes à l’école. J’ai dû demander qu’on fasse une dérogation spéciale pour que je puisse entrer à l’INS. A ma sortie, j’ai travaillé à la Direction nationale des sports et de l’éducation physique (DNSEP) en tant que maîtresse d’EPS ».

C’est en 1986 que Sangaré Aminata Keïta a sollicité et obtenu une bourse pour faire son Professorat d’éducation physique au Cameroun. A l’époque, se souvient la dirigeante sportive, elle était la seule femme à faire des études à ce niveau, c’est à dire de jeunesse et de sport confondus. Après son retour du Cameroun, Mme Sangaré est retournée à la Fédération malienne d’athlétisme jusqu’à ce jour.

Actualité oblige, “Ami Keïta” s’est prononcée sur la célébration du 8 mars, la Journée mondiale de la Femme, insistant sur son importance.

« Le 8 mars demeure un jour de gloire pour les femmes, sans tenir compte des différences de nationalité, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques voire politiques. S’il n’y avait pas cette journée, il fallait la créer », dira-t-elle.

Puis, elle a enchaîné en ces termes : « Cette journée est l’occasion pour les femmes, dans tous les domaines, de s’exprimer, de se faire valoir, de parler de leurs préoccupations. Il est important que les gens comprennent que les femmes sont vraiment importantes dans la vie, qu’elles ne doivent pas être marginalisées, qu’elles sont au sommet de tout au niveau de la production », a-t-elle conclu.

Sangaré Aminata Keïta est mariée et mère de 3 enfants.

Pour sa cadette, Fatoumata Diallo, présidente de l’Association Femme et Sport, elle est pratiquante de taekwondo, ceinture noire 4è dan. Elle est non seulement la première femme arbitre internationale de taekwondo, mais aussi la première femme détentrice de ceinture noire 4è dan international de taekwondo en Afrique.

Fatoumata Diallo

Outre ces grades, Fatoumata Diallo est la première femme secrétaire à la promotion de la femme, de l’enfant et à l’action sociale du Groupe de réflexion et d’action pour la culture, l’éducation et le sport (GRACES).

« J’ai crée l’Association Femmes et Sports (AFES) en octobre 2018. Cette association a pour but de promouvoir, d’assurer la promotion du sport féminin auprès des différentes couches sociales à travers la mise à disposition de leviers de formation et d’assistance. Elle aide aussi à la conception et à la gestion de projets sportifs alternatifs et innovants », a précisé Fatim.

Selon elle, le 8 mars devrait être fêté tous les jours. « Ce n’est pas un seul jour qu’on doit valoriser la femme. Le 8 mars est une journée très importante. C’est une journée de fête. Il faut se réjouir, mais il faut beaucoup réfléchir sur comment améliorer notre quotidien et ça, c’est dans le travail. Et je ne cesserai jamais de le dire, il faut que nous, femmes, nous travaillons pour nous faire valoir et, heureusement, les femmes ont compris cela et plus que jamais dans le domaine du sport », commentera-t-elle.

La pratique du sport est une très bonne chose pour les femmes, beaucoup de femmes s’y s’intéressent aujourd’hui. A une autre époque, les femmes qui pratiquaient le sport devenaient “musclées ».

Avec un physique de « garçon manqué », elles éprouvaient des difficultés pour se marier et donc fonder un foyer. Cette époque est, heureusement, derrière nous. Aujourd’hui, les femmes ont compris, qu’en plus de la pratique du sport, elles doivent aussi être là pour la gestion et être dirigeante sportive.

Djénèba Bagayoko

Source : L’ESSOR

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